Un amour imaginaire?

« Ce ne sont pas que les hommes politiques et les scientifiques qui peuvent changer le monde, mais aussi les artistes. Ils le font depuis toujours. Il n’y a pas de limite à notre ambition à part celles que nous nous donnons et celles que les autres nous donnent. En bref, je pense que tout est possible à qui rêve, ose, travaille et n’abandonne jamais. » – Xavier Dolan

Director Xavier Dolan, Jury Prize award winner for his film "Mommy", poses during a photocall at the closing ceremony of the 67th Cannes Film Festival in Cannes

Je suis rarement marquée par un film. Pour moi, c’est juste histoire d’abattre deux ou trois heures de sa soirée. C’est pourquoi quand un des mes visionnages me reste en tête, je sais que ce n’est plus un simple film. Je ne sais pas si vous avez déjà connu cette situation : un film/livre vous as tellement marqué que vous ne pouvez arrêter d’y rapprocher des événements de la vie quotidienne. Quelque chose de si bien, que quand vous achevez le film ou le bouquin en question vous vous sentez en quelque sorte changé ou vide, tout dépend…

Les films de Xavier Dolan me font cet effet. Xavier Dolan, le « prodige » canadien de 25 ans dont vous avez surement déjà entendu parler. Avec sa grande gueule et son visage d’ange, impossible de le rater, mais bien plus que ça, il semble être une personne complètement engagée, vivant pour ses œuvres, bref un artiste comme il est rare de trouver de nos jours. Aveuglés par les blockbusters américains qui se bousculent les uns les autres, il est difficile aujourd’hui de trouver un « bon film » du genre douze hommes en colère ou encore fenêtre sur cours, c’est pourquoi quand on trouve une pépite on ne la lâche plus.

J’ai visionné tous les Dolan en trois jours (mis à part Mommy que je n’ai toujours pas eu l’occasion de voir, merci le boulot de la terminale) et tous dégagent des leçons de vie différentes.

J’ai tué ma mère est le premier que j’ai pu voir, autant vous dire que quand on est pas habitué à l’accent québécois, on esquisse un sourire pendant les dix premières minutes, mais on oublie vite cette futilité tellement on est dans le film. Seul bémol, les scènes de disputes dans lesquelles je n’ai absolument rien compris dû aux expressions utilisées, dans ce cas là merci les sous-titres !

Les amours imaginaires est ensuite venu sur ma liste. Ayant tout simplement adoré le précédent je me suis dit pourquoi pas? Et bien ça n’a encore pas manqué ! Un film remplit de poésie et qui dégage une beauté incroyable, le jeu du trio amoureux est bluffant et les cadrages/couleurs/points de vue sont juste magnifiques. C’est la première fois que je trouve un film vraiment beau.

Laurence Anyways est le troisième Dolan que j’ai vu. C’est aussi celui auquel j’ai le moins accroché même si il reste dans la liste (très sélective) de mes meilleurs films. Je l’ai juste trouvé un peu long, mais cette longueur est définitivement indispensable selon moi car on peut ainsi voir le développement complet du personnage et de ses relations. Mais j’ai littéralement adoré la fin du film !

Pour finir en beauté Tom à la ferme, bizarrement, ni la bande annonce ni l’affiche ne me faisait vraiment envie de prime abord. Déjà étant le fille la plus froussarde du monde, un peu de sang sur le visage du personnage principal et vous m’avez perdu pendant le reste du film. Finalement je me suis décidée et je l’ai visionné (en plein jour au cas où…) et là, révélation, j’ai A.D.O.R.E. C’est une sorte de thriller psychologique dans lequel les deux personnages principaux entretiennent une relation ambiguë et assez malsaine, mais c’est tellement bien réalisé ! On a juste l’impression d’être impliqué dans l’histoire, d’être aussi prisonnier de cette maison perdue dans un coin de campagne lugubre. Pour moi c’est un coup de génie, et bizarrement j’ai lu quelque part que Xavier Dolan trouve que c’est son film le moins réussi. Pour moi c’est le meilleur pour l’instant.

Alors oui, je crois que j’ai une grave obsession avec les films de Dolan, c’est le seul réalisateur qui me donne envie de revoir ses films une bonne centaine de fois et de toujours autant adorer cette atmosphère si « Dolan ». C’est d’ailleurs principalement ce que j’aime dans son travail, on est capable d’identifier son style et de se dire sans même le savoir « Ah tiens, c’est du Dolan ça » parce que pour moi c’est ça avoir du talent, et non d’user d’innombrables effets spéciaux et de finir par présenter un film vide.

Encore un petit mot sur le choix des musiques dans les Dolan, les bandes originales sont vraiment, vraiment bien, elles font entièrement partie des films et y apportent quelque chose. D’ailleurs j’adore rester jusqu’à la dernière seconde du générique de fin pour ça, mais aussi parce que quelque part je n’ai pas envie que le film se termine. Cependant, j’ai remarqué que son style n’est pas apprécié de tous, pas adaptés à tous les esprits et selon moi, le coup de maître est là : les films ne sont pas fait pour plaire à tout le monde, mais plutôt pour faire ressentir des choses, et tant pis si une partie du commun des mortels ne le comprend pas. Moi j’adore et je suis bien contente comme ça !

Si vous ne connaissez pas, regardez en un, vous ne le regretterez surement pas c’est promis! Je vous laisse avec les bandes annonces pour vous donner envie 🙂

Sur ce je vous délaisse pour un épisode de Six feet under !

G ♥

INSTAGRAM ☼ TWITTER ☼ HELLOCOTON

Le plagiat est interdit par la loi. Tous les écrits présents sur ce blog m’appartiennent.  Merci de laisser mes textes, photos et autres ou de me mentionner.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s